Chronique d’une CM vénère : il faut arrêter avec les marronniers social media

Bonjour.

Il faut arrêter de poster des marronniers qui n’ont aucun rapport avec l’activité de votre client sur ses réseaux sociaux.

Plus sérieusement : je pense que je vais démarrer une chronique de community management vénère. Ce serait une chronique où je balancerais toutes ces techniques bullshit qui sont vantées sur Linkedin ou sur Twitter, qui n’ont aucun intérêt, qui ne sont absolument pas qualitatives et qui dégradent la réputation de ce métier, déjà bien entachée par la fable de « mon cousin poste sur fb lui aussi ».

Le cousin en question qui poste sur Facebook mais qui sait pas ce que c’est qu’un KPI.

Cette chronique s’appellerait « la chronique d’une CM vénère ». Ça vous irait ?

Démarrons sans plus attendre cette superbe chronique par un truc qui me mets hors de moi, en tant que CM :

Les marronniers social media.

Vous travaillez pour une entreprise de pompes funèbres, et vous n’avez rien à poster le 8 mars ? Postez donc une publication sur la journée des DROITS des femmes ! C’est si cohérent et adapté à l’activité du client !

Le meilleur gif de tout l’internet, zéro débat

En social media, le marronnier est un type de publication qui consiste à célébrer des jours pour la thématique qu’ils abordent : fêtes nationales, événements culturels, sportifs, jours fériés, journées mondiales, etc.

Fête des mères, Saint-Valentin, Journée mondiale de la tarte aux pruneaux salés, etc, etc.

Dans la profession, on appelle ça « le contenu bouche trou ». C’est généralement un contenu qui n’a pas vraiment d’intérêt, qui n’apportera rien aux objectifs social media du CM, et qui sera aussitôt oublié, 1 minute après sa publication.

Mais alors pourquoi diable publions-nous des marronniers sans intérêts ?!

Et bien c’est une excellente question, et je vais vous répondre : le Community manager Freelance, s’il fait bien son travail, a établi dans sa stratégie social media une fréquence de publication moyenne pour chacun des réseaux sociaux dont il s’occupe.

Cette fréquence de publication est soit indicative, soit contractuelle. Il est donc généralement tenu de la respecter, soit moralement, soit contractuellement.

Sauf que parfois, oui, ça arrive, on ne sait pas quoi poster. Le client a tardé à valider toute une poignée de contenus, on a épuisé toutes les thématiques et les contenus précédemment produits, et le planning éditorial affiche des TROUS.

Le trou = l’angoisse de beaucoup de monde mais surtout du CM (on y reviendra dans une autre chronique de CM vénère : l’injonction de publier).

Quand il y a des trous dans le planning éditorial du CM freelance, c’est un peu la panique, vu qu’on est censés avoir une fréquence de publication à respecter.

Le CM freelance, bien intentionné se rendra donc sur le réseau social de l’enfer (3ème chronique de CM vénère) que je n’ai même pas besoin de nommer tellement vous savez duquel je parle, et trouvera très facilement un calendrier social media à télécharger contre multiples données personnelles, et qui proposera tant de jours à célébrer.

Le réseau social dont on doit pas prononcer le nom

Sauf que.

La grande question se pose : est-ce que ça sert vraiment à quelque chose de poster une publication pour célébrer la journée des droits des femmes, alors que je vends des fleurs ou que je vends des sushis ? Quel est le rapport ?!

Mal employé, le marronnier social media est un contenu totalement inutile qui ne fera que combler votre planning éditorial pour le plaisir de maintenir votre fréquence de publication. Mais c’est tout.

Ma devise en tant que CM, c’est « si je n’ai rien à dire, alors je ne parle pas ».

(watch mes amis rire à gorge déployée devant la piplette que je peux être mais ce n’est pas le sujet).

Si vous avez un trou dans le planning éditorial, ce n’est pas grave. Mettons-nous ça dans le crâne.

Et si le concurrent de pompes funèbres veut publier un marronnier sur la journée des droits des femmes et qu’il se prend un bad buzz car c’est inapproprié ou que ça lui casse son reach car PERSONNE ne va liker sa publication, tant pis pour lui ? ;-)

À contrario, on peut utiliser des marronniers s’ils sont en totale adéquation avec l’activité du Client.

Exemple : le client est une association qui promeut le tourisme en Irlande : le marronnier de la Saint-Patrick prend tout son sens. Mais gare à la flemme ! il ne faudra pas se contenter de poster « bonne fête de la saint patrick ! » mais de transformer ce marronnier en véritable contenu culturel, expliquant qui est ce cher Patrick, et pourquoi on célèbre cette fête, dans le but de promouvoir l’activité de l’association.

En conclusion de cette première chronique de CM vénère (pas si vénère) :

Le marronnier, c’est mignon. Mais c’est vraiment un contenu de flemmard, qui n’apporte rien de bien intéressant, et qui, lorsqu’il est sans aucun rapport avec l’activité, peut même dégrader l’image de votre Client.

Le planning éditorial est en flux tendu permanent, et il peut arriver qu’il y ai des trous.

Soit on assume et on part du principe que le coeur de la terre ne va pas changer de sens de rotation (oupas), soit on cède à l’infobésité et on publie n’importe quoi.

Up to you !

(j’attends vos commentaires avec autant d’appréhension que d’excitation)

Cheers !

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